Cameroun : Matomba continue de croire « Je serai président de la république du Cameroun… »

Il  pense qu’il finira un jour par diriger le Cameroun.

Serges Espoir Matomba a récolté aux dernières élections législatives et municipales une autre déculotté, tout comme à la présidentielle 2018. Mais, qu’à cela ne tienne, le jeune politicien reste serein. Il se montre imperturbable et croit savoir que tôt ou tard il s’installera sur le prestigieux fauteuil du Palais d’Etoudi.

Hier sur le plateau du programme Club d’Elites de Vision 4 télé, Serges Espoir Matomba, a réitéré son rêve d’accéder à la magistrature suprême. « Dans les prochaines années je serai président de la république du Cameroun », a-t-il affirmé, avant d’être rapidement tourné en dérision sur les réseaux sociaux. «Regardez-moi un dernier de la classe…Il continue de rêver », se moque un internaute. « Voila un qui se passe pour un opposant, il pense qu’il peut tromper le peuple toute la vie », fulmine un autre. « Incapable d’être président d’une simple réunion au village, il prétend diriger le Cameroun…Ton masque est longtemps tombé », balance un autre.

Mort politique

Le score de Serge Espoir Matomba dans différentes circonscriptions où ils étaient en compétition lors des dernières élections locales, frise carrément au ridicule. Il a mordu la poussière avec son opération 300 maires et 100 députés, une opération pourtant annoncée en grande pompe. Matomba avait perdu dans son fief de Douala 4e. Il conduisait ici la liste du PURS, parti dont il est par ailleurs le Premier secrétaire. Le premier couac rencontré par Matomba était au niveau de la constitution des listes, mais aussi, il n’avait pas réussi à fédérer autour du PURS d’autres forces politiques pour affronter la machine RDPC.

Mais ce candidat classé dernier à la présidentielle de 2018 avec le désistement d’Akere Muna, n’etait pas le seul perdant. Il rejoignait ainsi le cercle fermé à Jean De Dieu Momo, Banda Kani et Elimbi Lobe.

Le ministre Momo avait perdu partout, y compris dans la Menoua, son département d’origine, où il conduisait la liste de son parti pour les législatives. Il avait également perdu dans l’arrondissement de Douala 5e et dans le département du Mfoundi où il concourait.

Elimbi Lobe sortat lui aussi bredouille, il avait même menacé de prendre sa retraite politique. Mais, pour tenter de justifier ses performances, il a pointé du doigt Elecam, et surtout l’opposition, qui avait selon lui refusé de coaliser pour vaincre le RDPC, le parti au pouvoir.

Banda Kani, l’ami du G20 de Jean De Dieu Momo, lui aussi battu à plate couture. La stratégique  mairie de Douala 2e qu’il convoitait était toujours revenue aux mains du RDPC. Son parti le NMP n’avait pu obtenir que 5,14%, et ne pouvait même pas de fait siéger au conseil municipal.

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