La Brigade nationale de lutte contre la fraude pétrolière vient de boucler une opération de 72 heures dans la capitale économique. Entre brousse et quartiers populaires, les services de Gaston Eloundou Essomba ont saisi plus de 2 000 litres de carburant de contrebande, marquant un nouveau coup d’arrêt au commerce du « zoua-zoua ».
L’offensive a duré trois jours, du 22 au 24 avril 2026. Lancée sur l’axe Douala-Edéa et dans les points névralgiques de la cité portuaire, cette mission coup de poing s’est soldée par la saisie de 2 120 litres de produits pétroliers.
Des caches insolites
Le ratissage a forcé les agents du Ministère de l’Eau et de l’Énergie (MINEE) à s’enfoncer dans les herbes hautes de Missole et de Pitti, où des stocks étaient dissimulés. En milieu urbain, la traque s’est concentrée sur les bastions historiques : Nylon, Yassa, Village et Sodiko. Si des saisies ont été effectuées à Rails Bonabéri et Bekoko, le ministère note une raréfaction des stocks majeurs, signe d’un « effet dissuasif des opérations répétées ».
Un trafic qui bat en retraite
Le paysage du secteur informel change. À Ndokoti, Dakar ou sur le Pont du Wouri, les étals de bidons et les convois de motos se font de plus en plus rares. Selon le MINEE, il s’agit d’une action ciblée pour « contenir durablement un phénomène en recul mais toujours présent ».
Au-delà de la répression, les équipes ont misé sur la sensibilisation, rappelant les risques d’incendie et les sanctions pénales. Pour Yaoundé, l’objectif est clair : assécher les circuits clandestins pour sécuriser les populations et rediriger la consommation vers le réseau légal. La surveillance reste constante pour empêcher toute résurgence de cette économie de l’ombre.





