Face à la multiplication des affaires de viols sur mineurs qui secouent l’opinion publique, le Barreau du Cameroun hausse le ton. Le bâtonnier, MBAH Éric MBAH, annonce la création d’une cellule spéciale chargée d’accompagner juridiquement les victimes et leurs familles dans les procédures judiciaires.
Cette initiative intervient dans un contexte marqué par une série de crimes sexuels présumés visant des enfants à travers le pays. À Yaoundé, un enseignant est accusé d’avoir abusé d’une quinzaine d’enfants dans le quartier Meyo. À Odza, le viol présumé d’une fillette de trois ans a provoqué une vive indignation populaire. D’autres affaires similaires ont été signalées à Douala, Bangangté, Guider et dans la région du Nord-Ouest.
Composée de six avocats et présidée par Maître MEMONG Philippe Olivier, la cellule contactera directement les familles concernées et assurera le suivi des dossiers devant les juridictions compétentes. Un numéro dédié (654 815 610) a été mis à la disposition du public.
Le Barreau dénonce avec fermeté ce qu’il qualifie de recrudescence alarmante des violences sexuelles contre les enfants. Il s’inquiète également de certaines procédures ayant conduit à la remise en liberté rapide de suspects et condamne les arrangements amiables entre familles et agresseurs.
Alors que le souvenir de la jeune Divine MBARGA ATANGANA, retrouvée morte après un viol en mars 2026 demeure vivace, l’institution appelle à une réponse judiciaire exemplaire. Elle exhorte également les autorités éducatives à renforcer les enquêtes de moralité lors du recrutement des enseignants et plaide pour une vaste campagne de sensibilisation afin de mieux protéger les enfants.
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