Face à la recrudescence inquiétante des féminicides et des violences sur les enfants au Cameroun, le gouvernement durcit sa réponse institutionnelle. À travers un renforcement des mesures répressives et la création d’unités policières spécialisées, l’exécutif muscle sa riposte. Toutefois, le ministre René Emmanuel Sadi prévient : l’action de l’État ne suffira pas sans une mobilisation collective et citoyenne.
La réponse de l’État se veut désormais implacable face à des dérives qui menacent l’équilibre social du pays. Devant la montée alarmante des agressions ciblant les personnes vulnérables, les autorités camerounaises passent à l’offensive matérielle et judiciaire.
Pour protéger les plus jeunes, la stratégie gouvernementale mise d’abord sur la spécialisation des forces de sécurité. Des cellules dédiées, baptisées « Child Desks », sont ainsi créées au sein des unités de police et de gendarmerie. Parallèlement, le gouvernement s’engage au maintien d’une présence policière permanente sur le terrain, adossée à une formation accrue des agents aux spécificités du droit de l’enfance.
Sur le front judiciaire, le volet répressif est considérablement durci. Le porte-parole du gouvernement a rappelé que les forces de sécurité ont pour instruction d’appliquer rigoureusement la loi pénale dès la phase d’enquête préliminaire. De leur côté, les parquets ont désormais pour directive d’ouvrir systématiquement des enquêtes en cas de violences sur des personnes vulnérables. Afin de maximiser la sévérité des sanctions pénales, le champ des poursuites sera étendu aux infractions connexes.
Mais la seule réponse pénale ne saurait suffire à éradiquer ces crimes. Conscient des limites objectives d’une action purement étatique face à des dynamiques domestiques ou communautaires souvent complexes, René Emmanuel Sadi a conclu sur la nécessité absolue d’une réponse sociétale globale. L’exécutif exhorte désormais chaque citoyen, collectivité territoriale et partenaire à s’impliquer activement dans la chaîne de prévention, de sensibilisation et de dénonciation des auteurs de ces drames.





