Simon Pagbe dans cette sortie fait écho du désarroi du RDPC qui estime avoir perdu une personne ressource.
« C’est une perte lourde, presque brutale, tant l’homme incarnait encore, par sa présence, une mémoire vivante et active du parti et de l’État », ajoute-t-il. S’il n’occupait plus la fonction de Président du Sénat, il demeurait néanmoins sénateur, poursuivant jusqu’au bout son engagement au service des institutions. Cette continuité dans l’action, au-delà des charges, traduit une conception exigeante et disciplinée du service public » « Son véritable marqueur, c’est le militantisme. Membre engagé du Rassemblement démocratique du peuple camerounais, il aura traversé les décennies sans jamais dévier de sa ligne, incarnant une fidélité politique rare dans un environnement souvent marqué par des repositionnements opportunistes ». Aussi, sa loyauté à l’endroit du Président Paul Biya ne relevait ni de la posture ni du calcul. Elle était constante, assumée et structurante. Il appartenait à cette génération pour laquelle l’engagement politique s’inscrit dans la durée, sans fluctuation ni ambiguïté . Dans un contexte où les fidélités s’érodent et où les trajectoires se construisent parfois à court terme, la disparition de Marcel Niat Njifenji met en lumière un vide stratégique. La relève ne pourra être crédible que si elle intègre cette exigence de constance, de discipline et d’alignement politique. L’hommage est nécessaire. Mais il doit surtout servir d’alerte : ce type de profil ne se décrète pas, il se construit. Et aujourd’hui, c’est précisément ce chantier que beaucoup évitent »





