C’est désormais acté. Après sa démission fracassante du PCRN sur fond de tensions idéologiques et d’attaques personnelles, la députée Nourane Foster s’est vu signifier un « bon vent » glacial de la part de la direction du parti de Cabral Libii. Une rupture consommée à l’approche des scrutins de 2027.
La fracture est définitivement consommée au sein du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN). Quelques heures après l’annonce du départ de la députée Nourane Foster, la direction de la formation politique a réagi à travers un communiqué aussi laconique qu’expéditif, scellant la fin d’une collaboration devenue intenable.
Dans sa lettre de démission adressée le 26 septembre 2026 au président national Cabral Libii, l’élue de Wouri-Est a officialisé son départ avec effet immédiat. Elle a motivé sa décision par une profonde érosion de la confiance et des désaccords persistants sur la ligne politique. L’élue a notamment dénoncé les attaques personnelles essuyées après avoir répondu à une invitation officielle de la Première dame, Chantal Biya, tout en regrettant le silence des instances du parti face à ces vagues de contestation. « Je refuse que l’appartenance communautaire devienne un critère de légitimité politique ou qu’un citoyen puisse être considéré comme étranger dans une partie de son propre pays », a-t-elle écrit pour justifier sa démarche.
Face à ces déclarations, la réplique du parti n’a souffert d’aucune ambiguïté. Dans une note officielle signée ce 27 septembre 2026 par Anne Féconde Noah, porte-parole du président national, le PCRN a pris acte de cette démission tout en qualifiant de « sidérantes » les affirmations formulées par la députée. L’formation politique a ainsi clos l’épisode en lui souhaitant simplement « bon vent », illustrant la dureté des arbitrages internes et la rupture totale des ponts entre la direction et l’élue.

À l’orée des échéances électorales municipales et législatives prévues en 2027, ce divorce hautement médiatisé rebat les cartes sur l’échiquier politique national. Si Nourane Foster s’apprête à écrire une nouvelle page de son parcours, le PCRN perd l’une de ses figures les plus visibles, ouvrant une période d’incertitude dont l’impact réel ne manquera pas de peser sur les équilibres de l’opposition.





