Le quartier Elogbele, à Édéa, est plongé dans la stupeur. Un jeune garçon de 12 ans est décédé ce début de semaine après avoir subi une « correction » d’une violence inouïe. Le motif de ce déchaînement : l’enfant aurait malencontreusement cassé une chaise en plastique.
L’affaire, révélée par un reportage de Canal 2 International, prend une tournure judiciaire majeure puisque la principale suspecte est une institutrice. Cette dernière a été immédiatement interpellée par les forces de l’ordre pour répondre de ses actes.
Selon les témoignages des riverains, ce qui ne devait être qu’une réprimande domestique a viré à la tragédie. L’enfant a succombé à des blessures consécutives aux coups reçus, relançant ainsi le débat douloureux sur les châtiments corporels au Cameroun.
À Édéa, l’indignation est totale : le décès de ce mineur rappelle que la frontière entre discipline et torture reste trop souvent poreuse, transformant un simple fait divers en un véritable drame de société. Une enquête est en cours pour déterminer les circonstances exactes de ce décès qui laisse une famille et toute une ville en deuil.





