Dans cette sortie de nos confrères de CFOOT, il s’avère que sous l’ère Samuel Eto’o, cette catégorie majeure a traversé une période peu reluisante au profit de l’équipe nationale fanion et les compétitions de l’élite.
Sous la présidence de Samuel Eto’o, la situation du football amateur a connu une régression préoccupante. Le constat est amer : la Fecafoot n’assume plus son rôle d’organisatrice des championnats amateurs. L’absence de structure fédérale est criante, laissant les clubs livrés à eux-mêmes et le développement des jeunes joueurs à l’arrêt.
L’organisation des championnats est chaotique, menaçant des saisons blanches qui mettraient un coup d’arrêt au développement des joueurs et à l’existence même des clubs. Ce manque d’organisation institutionnelle a entraîné un net recul du football amateur, qui est pourtant le vivier essentiel pour les clubs professionnels et pour la sélection nationale.
Face à l’inertie de la fédération, les présidents de clubs amateurs ont dû prendre une initiative inédite pour sauver leur saison et maintenir leurs activités. Pour éviter le néant, ils s’organisent en autogestion : « Les Présidents de club amateur cotisent entre eux pour organiser les matches du championnat. » révèle Justin Mbeng, un responsable du football amateur sur Vision 4
Cette démarche, bien qu’admirable par la volonté de faire vivre le football local, est un signal d’alarme retentissant sur l’état de la gouvernance fédérale. Ce sont les clubs eux-mêmes qui assurent le financement logistique, couvrant les frais de déplacement, d’arbitrage et d’organisation des rencontres. Il leur incombe également de payer les officiels de match, une charge qui relève pourtant clairement du ressort de la fédération camerounaise de football.
Cette situation est la preuve éclatante que notre football va mal. L’essence du rôle d’une fédération est de structurer, d’encadrer et d’accompagner toutes les composantes du football, de la base au sommet. Or, l’absence d’un tel accompagnement au niveau amateur est une faute grave. La FECAFOOT ne remplit pas l’une de ses missions fondamentales : garantir la tenue régulière et équitable des compétitions sur l’ensemble du territoire. En négligeant la base, on assèche le réservoir de talents futurs. Le déclin du football amateur aura inéluctablement des conséquences sur la qualité du football professionnel camerounais de demain.
L’initiative des clubs, bien que louable, ne peut être une solution durable. Le football amateur camerounais a besoin de l’encadrement et des ressources de la Fecafoot pour retrouver son lustre et continuer à former la prochaine génération de Lions Indomptables.
NB : Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement la position éditoriale de 237actu.com.





