La polémique enfle depuis quelques heures sur les réseaux sociaux depuis la sortie de l’ancien directeur des médias de Vision 4 Bruno Bidjang , qui a exprimé son allégresse de recevoir une voiture de marque Lexus de Daly Ayolo. La sortie de Shance Lion sur ce sujet est en est l’illustration patente.
QUAND LES CLES DE LUXE REMPLACENT LA GRATITUDE AU PEUPLE: LE CAS DE DALY AYOLO ET BRUNO BIDJANG.
Il y a des textes qui, sous des airs de gratitude, révèlent une faillite morale et politique profonde.
Le message de remerciement de Mon Petit Bruno Francois Bidjang adressé à Daly Ayolo pour l’offre d’une voiture Lexus, en reconnaissance d’un supposé “TRAVAIL ABATTU ” lors de l’élection présidentielle en faveur du Président Paul Biya, n’est pas anodin. Il est symptomatique.
Symptomatique d’un système où la récompense individuelle remplace la reconnaissance collective, où les cylindrées circulent pendant que les villages dans le sud manquent d’eau, d’électricité, de routes où le loyalisme se paie en clés de voiture pendant que le peuple attend des forages, des tables-bancs, des centres de santé, des emplois et surtout la route d’importance sous-régionale EBOLOWA-AKOM2-KRIBI promise depuis 2011 par le Président Paul Biya.
LES CULOTTES EN CUIR, LE PEUPLE À PIED
Soyons au moins d’accord sur certains points, le Sud n’a pas besoin de Lexus, le Sud a besoin d’eau potable, d’écoles dignes, de centres de santé fonctionnels, de routes praticables, d’un développement structurant et partagé.
Quand certains choisissent les cylindrées pour quelques-uns, ils tournent le dos aux forages pour tous. Et cela pose une question simple, brutale, incontournable : À quoi sert l’influence d’un “aîné” s’il ne l’utilise pas pour transformer la vie des populations ?
Quand ailleurs, notamment à L’ouest, les aînés offrent des salles de classe, des centres de santé, des dons aux populations, des forages pour les communautés, dans le sud les gars se bombent le torse d’avoir reçu une LEXUS pour aller se vanter auprès de leurs frères restés au village, qu’il a réussi, ça c’est la mentalité du SUDISTE.
QUANT À LA PRÉSIDENTIELLE, QUI A VRAIMENT FAIT LE “TRAVAIL” ?
Si des individus se vantent aujourd’hui d’avoir “travaillé” pour l’élection présidentielle, rappelons une vérité que personne ne peut effacer :
- Ce sont les populations du Sud qui ont voté. Ce sont elles qui se sont déplacées. Ce sont elles qui ont fait confiance au Président President Paul Biya, ce sont elles, qui l’ont élu,
Pas les communicants.
Pas les courtisans.
Pas les bénéficiaires de cadeaux post-électoraux. Donc si remerciements, il y a pour un quelconque travail, c’est d’abord vers elles, que ces remerciements devraient aller, mais Hélas, Et pourtant…
LE MÉPRIS SILENCIEUX QUI CARACTÉRISE L’ÉLITE DU SUD: ZÉRO MERCI AU PEUPLE
Depuis la publication des résultats de l’élection présidentielle jusqu’à la prestation de serment, PERSONNE, absolument PERSONNE, AUCUNE ÉLITE DU SUD, AUCUN AÎNÉ dans le Sud ou dans l’entourage du Président, n’est retourné vers les populations du Sud pour leur dire MERCI, MERCI pour avoir renouvelé leur confiance au Président Paul Biya, PERSONNE, même pas MVONDO AYOLO, Directeur du Cabinet Civil, son plus proche collaborateurs, Ni LOUIS PAUL MOTAZE le Ministre des Finances, son neveu, Ni FAME NDONGO, Ni Jules DORET NDONGO, Ni ZO’O ZAME.
Même Pas une tournée. Pas une rencontre populaire. Pas un message structuré de reconnaissance. Rien, ZÉRO.
Mais qu’on ne s’y trompe pas, ils reviendront. Ils reviennent toujours. Uniquement à l’approche des élections législatives et municipales, la main tendue, le discours recyclé, la promesse vide.
LE SUD N’A PAS BESOIN DE “GRANDS FRÈRES”, MAIS DE BÂTISSEURS
LE SUD N’A PAS BESOIN :
- D’aînés distributeurs de voitures,
- De mécènes sélectifs,
- De bienfaiteurs de salon.
LE SUD A BESOIN :
- D’aînés visionnaires,
- D’aînés responsables,
- D’aînés capables d’impulser un développement général, durable, mesurable, utile à tous.
Un forage dans un village vaut plus qu’une Lexus dans un garage.
Une école équipée vaut plus qu’un post Facebook de gratitude.
Un centre de santé sauve plus de vies qu’un discours de loyauté.
LE TEXTE DE Bruno Bidjang, N’EST PAS UNE GRATITUDE, C’EST UNE CONFESSION
Ce message n’est pas seulement un remerciement. C’est l’aveu d’un système de récompenses privées pour un effort public, d’une politique qui confond militantisme et clientélisme, d’un mépris involontaire mais réel pour les populations anonymes.
Les populations du Sud ne sont ni des figurants électoraux, ni un stock de voix ou bétail électoral à activer tous les cinq ans.
Elles méritent du respect, de la reconnaissance, des actes concrets, pas des démonstrations ostentatoires de privilèges.
Un peuple qui vote massivement mérite qu’on lui revienne avec des projets, pas avec des clés de voiture offertes à quelques élus du système.
À MÉDITER. À PARTAGER. À REFUSER DE BANALISER.



