Le Social Democratic Front (SDF) secoue l’hémicycle. Joshua Osih et ses députés viennent de déposer cinq propositions de loi majeures à l’Assemblée nationale. De la protection des plus vulnérables à l’épineuse question de la déclaration des biens, le parti de l’opposition affiche ses ambitions pour une refondation institutionnelle et sociale du Cameroun.
Le Palais des Congrès de Yaoundé est le théâtre d’une nouvelle dynamique politique. Le SDF, par la voix de son président Joshua Osih, a officiellement introduit cinq textes législatifs destinés à transformer le cadre juridique national. Loin des débats stériles, l’opposition entend placer les préoccupations quotidiennes des Camerounais au cœur de l’action parlementaire.
Des réformes pour le vivre-ensemble
Le socle de cette initiative repose sur la protection des franges les plus fragiles de notre société.
- Deux textes phares visent spécifiquement la répression des violences faites aux femmes et le renforcement drastique de la protection de l’enfance contre les réseaux criminels et les exploitations de toutes natures.
- L’objectif affiché est d’ériger un rempart légal efficace contre l’impunité.
- Sur le plan de l’unité nationale, le SDF propose d’instaurer la « citoyenneté de résidence ». Ce concept vise à briser les barrières tribales et les discriminations territoriales, garantissant à chaque Camerounais une intégration pleine et entière, quel que soit son lieu de naissance ou d’ancrage.
Transparence et mémoire historique
L’autre volet, tout aussi sensible, concerne la gouvernance publique. Près de trente ans après son inscription dans la Constitution, l’article 66 — relatif à la déclaration des biens des responsables publics — est remis au goût du jour. Le SDF propose un mécanisme moderne et opérationnel pour contrer l’enrichissement illicite et restaurer la confiance entre les citoyens et les institutions.
Enfin, le parti souhaite inscrire le Cameroun dans le concert des nations soucieuses de leur passé, en proposant de reconnaître la traite négrière, l’esclavage et la colonisation comme des crimes contre l’humanité. Une démarche qui s’accompagne d’une volonté de restitution du patrimoine culturel et du droit aux réparations.
La balle est désormais dans le camp de la représentation nationale. Joshua Osih en appelle à la responsabilité de tous les députés, indépendamment des chapelles politiques. Au-delà des clivages, c’est bien la qualité de nos lois qui déterminera, demain, la trajectoire du développement de notre pays.



