Alors que le président Paul Biya franchit ce 27 juillet le cap des cinquante jours d’absence, le débat s’enflamme au Cameroun. Invité sur Équinoxe TV, le militant du RDPC Lucien Bidima a affirmé l’avoir vu en forme à l’hôtel InterContinental de Genève. Une sortie médiatique frontale qui répond aux exigences de vacance du pouvoir formulées par l’opposition, emmenée par Jean-Michel Nintcheu.
Ce dimanche 26 juillet 2026, l’émission Droit de Réponse diffusée sur Équinoxe TV a servi d’arène pour un duel de narratifs. Face aux rumeurs persistantes sur l’état de santé du chef de l’État, âgé de 93 ans, le camp présidentiel a choisi la contre-offensive.
Envoyé en première ligne, le militant du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) Lucien Bidima a juré s’être rendu en personne en Suisse. Il affirme avoir trouvé le président actif dans son lieu de séjour habituel. Balayant les spéculations d’un revers de main, il a lâché sur le plateau :
« J’étais à l’hôtel InterContinental en Suisse, Paul Biya est très forme. »
La fronde de l’opposition
Cette tentative de rassurer intervient alors que le dirigeant camerounais totalise exactement cinquante jours hors du pays, son départ remontant au 7 juin dernier pour un séjour privé en Europe.
Ce silence prolongé nourrit la grogne institutionnelle. Des personnalités politiques de premier plan, telles que Jean-Michel Nintcheu, exigent que le Conseil constitutionnel constate officiellement une vacance du pouvoir. De leur côté, Joshua Osih pour le Social Democratic Front (SDF) et l’Union démocratique du Cameroun (UDC) dénoncent un manque total de transparence, regrettant l’absence d’un mécanisme de vice-présidence pour sécuriser la stabilité de l’État.
Malgré ces assauts répétés, le RDPC persiste et signe : les institutions fonctionnent et le président continue de parapher les actes officiels depuis l’étranger. Le bras de fer institutionnel reste entier.




