« Macky Sall est notre candidat, celui de l’Afrique »

L’universitaire et Président du Mouvement Populaire pour le Dialogue et la Réconciliation (MPDR) estime dans cette sortie que l’ancien président de la république du Sénégal est l’homme de la situation comme  secrétaire général de l’ONU.

 

Le Prochain Secrétaire général de l’Organisation des nations unies en jeu
POUR MACKY SALL, franchement, avec le cœur et la raison. Mais hélas !

 Jamais il ne faudrait sous-estimer les rancunes de famille, et jamais il ne faudrait se projeter dehors, chez les autres, dans la rue, dans une compétition, sans cette onction simple mais décisive des sources et des ressources morales, éthiques, matérielles, anthropologiques voire historiques et génétiques de vos entrailles. Si cette affirmation ne se discute pas, elle ne s’impose pas néanmoins dans tous les cas de figures et dans toutes circonstances. Des orphelins, des no-names, des laissés-pour compte et des bâtards au propre comme au figuré, ont souvent triomphé des obstacles les plus durs et franchi des murs les plus imprévisibles. La leçon vaut pour la prochaine élection d’un secrétaire général de l’ONU. 

 

 Pendant que les canons tonnent dans différents coins de la planète, que les nationalismes granitiques resurgissent, que certains égoïsmes relèvent la tête, que des volontés négatives et des impérialismes resurgissent en accélérant implicitement la fin des récréations d’un monde unipolaire et insolent, la faillite des médiations révèlent la gravité des nouveaux enjeux et cristallisent allègrement, l’appel pour un nouveau monde. C’est dans ce contexte, que se déclinent les brassages d’influences discrètes et secrètes, sur lesquelles s’articulent la bataille pour le choix du prochain secrétaire général des nations unies.

Mais où est donc l’Afrique et qu’en dit-elle ? La voix de l’Afrique c’est qui et c’est quoi dans cette affaire ? Traditionnellement, le décor met en exergue d’anciens diplomates, de hautes personnalités au parcours international connu et aux capacités de médiations, d’arbitrage, de bons offices et de compromis éprouvées. Rien de surprise donc, que l’on retrouve dans les lauréats passés et les prétendants, d’anciens ministres des affaires étrangères et des fonctionnaires internationaux formatés aux défis cruciaux, connus et reconnus dans les arcanes des assemblées, rencontres et autres ordonnancements événementiels diplomatiques où l’on négocie fraternellement le jour avec le sourire, et planifie la mort du partenaire la nuit avec détermination.

En sept décennies d’existence, l’Afrique peut se targuer, elle qui constitue le plus grand groupe régional en terme de nombre d’Etats au sein de l’organisation, d’avoir été gratifiée de deux secrétaires généraux, dont Boutros Ghali d’Egypte et Koffi Annan du Ghana. Si le premier fut ministre des affaires étrangères de son pays, le second qui est décédé récemment, fut un pur produit de l’organisation, ayant mené toute sa carrière de l’intérieur jusqu’au sommet comme secrétaire général adjoint. Il est dorénavant établi chez les spécialistes et experts de l’ONU, que Annan demeure l’un des meilleurs et des plus efficaces que l’Organisation universelle ait connus à ce poste.

Mais aujourd’hui ? Il y a quoi ? Nous avons qui ? La question est lancinante, brute, préoccupante et lourde de significations, parce que le moment emporte sur la scène diplomatique planétaire, des enjeux de tout un autre genre. MACKY SALL, vous connaissez ? C’est l’ancien président du Sénégal, un fin négociateur qui a pris la parole à maintes reprises au nom de l’Afrique à l’Onu et à travers le monde pour plaider la cause du continent. Douter que je le soutiens est un crime, une profession de foi inutile, un glissement de tendance et sans doute un courage de circonstance trafiqué. Pourtant, c’est lui seul qui se présente à nous et pour nous, et c’est lui seul qui porte pour l’instant et dans l’instance, la voix de la grande famille africaine.

Mais seulement, voilà, dans la sphère tentaculaire des jeux et des enjeux des intérêts nationaux, dans la compétition planétaire, il faudrait pour prétendre s’élever à un tel niveau de concours, satisfaire les exigences des bénédictions nationales, sous régionales et régionales. Je laisse de côté quelques groupes d’intérêts ardus aux tentacules cyniques et aux prétentions insoupçonnées. Le Sénégal, son pays d’origine, a dit NON, et ce non a contaminé les esprits ambivalents de l’Union africaine, laissant un goût de trahison, de couteau planté dans le dos, d’incongruités sataniques et de rancoeurs de petits sauvages aux regards limités, et aux horizons assombris par l’obscurantisme.

Je n’e dirai pas plus, parce que mon propre pays, dont j’assume l’essentiel de la prononciation diplomatique comme serviteur et promoteur des intérêts nationaux, n’a pas parlé ni toussé dans un sens. Peut-être que l’intellectuel et le panafricaniste épris de justice et en quête de ressources humaines pour plaider la cause du nouveau monde avec une éthique multipolaire, dira son cœur. Macky, c’est mon choix vu de cet angle, et parce que les orphelins ont droit de cité, parce que le monde est aussi fait de marginaux qui n’ont pas toujours eu l’affection de la famille, mais qui comme les enfants de la rue, ont parfois su s’élever et franchir les obstacles. Appelez les arrivistes. Tant pis.

C’est un serment, celui de la conscience libre au-delà des intérêts nationaux égoïstes des gouvernances conditionnées. Je ressens cette liberté de parole qui transcende les réserves et brave les égoïsmes, les haines et les rancoeurs. Macky est notre candidat, celui de l’Afrique. L’homme dispose de la carrure, du charisme, du carnet d’adresses, le tout adossé sur un parcours digne d’éloges, digne d’un secrétaire général de l’ONU. Tant pis pour les calculateurs du diable. Le monde appartient à ceux qui le regardent, le pensent et le vivent positivement./.

Yaoundé, le 21 avril 2026

 

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