Souvenir souvenir, cette année-là, en 2015, la littérature africaine s’enrichit d’une nouvelle pépite, notamment dans le rayon Essai. Le livre Que ne ferait-on pas pour du pognon est une merveille dans son genre, d’autant plus qu’il traite d’un sujet qui nous fait courir ; combien de livres écrits sur l’argent sont passés best-seller dans l’histoire de la littérature moderne : incomptable. L’ouvrage de l’écrivain ivoirien Fodjo Kadjo Abo lui non plus ne passera pas inaperçu. Au Cameroun notamment, le livre réussit l’exploit de se classer finaliste dans la catégorie Recherche des Grands prix des Associations Littéraires (GPAL 2015), et ne le cède finalement que pour le ministre de l’Enseignement Supérieur, le Professeur Jacques Fame Ndongo, avec son Essai sur la sémiotique d’une civilisation en mutation .
Depuis lors, c’est toujours avec grand plaisir que nous découvrons chaque nouvelle publication de Fodjo Kadjo Abo. La dernière en date, Ma grand-mère me disait, une continuation de Mon grand-père me disait paru lui en 2021, nous a encore conforté dans le projet que nous nourrissons depuis que nous avons découvert avec émerveillement l’écrivain ivoirien en 2015, dans son chef-d’œuvre intitulé Que ne ferait-on pas pour du pognon . L’ouvrage lui a d’ailleurs valu le mérite d’être cité par Eric Mendi, double lauréat du GPAL dans la catégorie Belles-Lettres, dans une tribune publiée sur Africultures sous le titre La corruption en Afrique ou ailleurs c’est gris…
Ce projet que nous le collectif Reading is so Bookul avons décidé de matérialiser dans cette déclaration solennelle consiste à lui jeter notre part de fleurs, ou mieux, le couronner de notre laurier que nous avons cru bien à propos de baptiser le Laurier-proVerbe. Parce que Fodjo Kadjo Abo est lui-même une bibliothèque vivante de proverbes abron ; mais encore, dans proVerbe il y a le verbe. Le verbe, c’est la parole qui véhicule la sagesse, si chère à l’ecclésiaste, lui le maître de la raison et du bon sens, ce moraliste africain des temps modernes qu’est l’écrivain d’Adoumkrom. Gravons-le dans du marbre, car « son œuvre est plus durable que l’airain », comme disait Horace ; écrivons-le, qu’en 2025 le Laurier-proVerbe est attribué à l’écrivain ivoirien Fodjo Kadjo Abo, majestueux et Majesté, roi de la communauté Abron du village Adoumkrom, situé dans le Nord-Est de la Côte d’Ivoire. RESPECTS!
Le collectif Reading is so Bookul (sobookul@gmail.com)





