Où passé Ramon Cotta?: Un étrange Silence entoure l’enlèvement de l’activiste

Maître Christian Timbane s’interroge sur le cas de l’activiste Steve Akam, alias Ramon Cotta, enlevé au Gabon et transféré au Cameroun. L’on n’est sans nouvelle de Ramon Cotta depuis son arrestation il y a deux semaines. La dernière apparition connue de Ramon Cotta le montre enchaîné, visiblement apeuré, face à des autorités gabonaises et camerounaises. Maitre Christian Timbane exhorte les gouvernements concernés à fournir des preuves de vie et rappelle que les procédures d’interpellation doivent respecter le code de procédure pénale. L’avocat-politicien insiste sur le fait que les services de renseignement ne peuvent se soustraire aux lois en vigueur.

OÙ EST PASSÉ L’OPPOSANT AU RÉGIME DE YAOUNDÉ, STEVE AKAM ALIAS RAMON COTTA?

EST-IL ENCORE EN VIE?

Depuis son enlèvement du Gabon , parce que les procédures de son arrestation et d’extradition au Cameroun ont été violés , l’opinion publique ne sait pas si l’indigné et opposant politique au régime de Yaoundé, Steve AKAM,alias Ramon COTTA, est encore en vie.

La dernière fois qu’il a été aperçu, c’était dans une vidéo, où on le voyait enchaîné, face à des policiers camerounais et gabonais,le regard creux et apeuré ,bredouillant des paroles d’excuse à une personne qu’il considérait comme étant le père de la nation.

Nous demandons aux autorités camerounaises et gabonaises de présenter, les preuves de vie de notre compatriote.

Nous tenons à rappeler aux services de renseignement camerounais qu’ils sont soumis aux conditions d’interpellation et d’arrestation prévues par le code de procédure pénale. À savoir que toute personne suspectée et arrêtée parce qu’elle est soupçonnée d’avoir commis une infraction de quelque nature, doit être signalée au procureur de la République ou au commissaire du gouvernement , qui contrôle et sanctionne toutes les opérations d’enquêtes préliminaires, selon les infractions poursuivies.

En matière pénale, il n’ y a pas de régime d’arrestation, de garde à vue,ou d’audition des suspects propre au services de renseignement. Je vais indiquer ici la DGRE, le SED, la DST…

Les ordonnances de 1962 qui avaient normalisé autrefois des régimes de terreur, torture et d’effacement des opposants politiques par les services de renseignement de l’Etat : BMM, DIRDOC,CEDOC, CENER…. ont été abolies.

Nous reprecisons qu’en matière pénale,seul le code de procédure pénale autorise de garder à vue, d’auditionner dans les locaux des commissariats et de gendarmeries, sous le contrôle des procureurs de la République et commissaires du gouvernement selon la nature des infractions , des personnes soupçonnées ou poursuivies dans le cadre des enquêtes préliminaires, fussent- elle pour des raisons d’atteinte à la sécurité intérieure ou extérieure de l’Etat ( Ce qu’on appelle prosaïquement, tentative de coup d’Etat, terrorisme…)

Aucune loi ne crée un régime d’exception de poursuites des infractions, propre aux services de renseignement au Cameroun. Cela doit être rappelé, quand bien même ils croiront passer outre. Le Cameroun est régi par des lois.

Plus est, les services de renseignements,ne sont pas des unités de police ou de gendarmerie. Ce sont des administrations publiques au même titre que le service des domaines, de l’élevage ou des affaires sociales, sauf la sécurité militaire qui est une unité de l’armée appelée à connaître de la discipline des militaires dans l’exercice de leurs fonctions.

Par Christian Ntimbane Bomo

Société Civile des Reconciliateurs

Candidat déclaré à l’élection présidentielle.

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