Invité de l’émission Club d’Élites ce dimanche 9 août sur Vision 4, le Professeur Pascal Messanga Nyamding a réaffirmé sa proximité intacte avec le président Paul Biya. Malgré son exclusion formelle du RDPC, l’universitaire cultive le mystère des arcanes du pouvoir, clamant haut et fort qu’il demeure ancré dans l’« invisible » du chef de l’État.
C’est un exercice de funambulisme politique dont la rhétorique n’échappe à aucun observateur averti de la scène camerounaise. Entre la rigueur des sanctions administratives et la persistance des liens tissés dans l’ombre, le Professeur Pascal Messanga Nyamding continue de tracer sa propre ligne de crête.
Sur le plateau de l’émission dominicale Club d’Élites, l’ancien cadre du Rassemblement démocratique pour le peuple camerounais (RDPC) a livré une lecture singulière de sa relation avec le locataire d’Etoudi. Pour lui, la vie publique s’articule autour de deux dimensions étanches : le visible et l’invisible.
Si le plan visible consacre sa mise à l’écart officielle — matérialisée par son exclusion du Comité central en avril 2022 — le plan invisible raconterait une toute autre réalité. « Dans l’invisible du chef de l’État, j’y suis toujours. D’ailleurs, je vous dis que le président ne m’a jamais rejeté », a-t-il martelé, évoquant une vingtaine d’entretiens passés avec le chef de l’exécutif et une anecdote chaleureuse impliquant la première dame, Chantal Biya.
Allant plus loin dans ses confidences, l’universitaire a revendiqué une influence directe sur des équilibres institutionnels majeurs, affirmant notamment avoir adressé une note à Paul Biya pour le dissuader de nommer un vice-président. Une sortie médiatique calculée qui rappelle qu’au Cameroun, la frontière entre disgrâce apparente et survie officieuse des réseaux d’influence demeure un terrain d’analyse hautement stratégique.




