Quelques semaines après la présidentielle d’octobre 2026, le PCRN enregistre une nouvelle défection massive. Soixante-cinq militants de Douala 5e ont officiellement claqué la porte du parti de Cabral Libii pour rallier le Pacte social pour la gouvernance (PSG), prolongeant ainsi la crise ouverte par le départ du couple Fotsing.
La saignée se poursuit au Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN). Alors que la formation politique tente de digérer le départ médiatisé de la députée Nourane Fotsing et de son époux Firmin Fotsing, c’est une vague de soixante-cinq militants de base qui vient de secouer la section de Douala 5e, marquant un nouveau tournant dans la configuration politique locale.
Dans une lettre collective datée du 26 septembre 2026, ces désormais anciens adhérents ont notifié leur décision aux instances dirigeantes. Leur point de chute n’est autre que le Pacte social pour la gouvernance (PSG), la formation dirigée par Emmanuel Kueaka. Ce ralliement s’inscrit dans le sillage de la convention unissant le mouvement Impact-100 — porté par le couple Fotsing — et le PSG, qui ambitionne de positionner cent jeunes candidats aux prochaines élections municipales et législatives.
La sérénité affichée de la direction face aux départs
Par ces mouvements, ces anciens militants se détachent ouvertement de la ligne idéologique du PCRN pour privilégier des options qu’ils jugent plus conformes à leurs aspirations. Face à cette recomposition, la réaction de la direction du parti demeure inchangée : pragmatique et détachée.
Invité de l’émission Obama Time sur A1 télévision le 4 octobre dernier, le président national Cabral Libii a balayé les interrogations avec flegme, réitérant le principe fondamental de la liberté de choix en politique et adressant un laconique « bon vent » à ceux qui décident de voguer vers d’autres horizons.
Si la direction du parti minimise l’impact de ces défections successives, la réalité du terrain impose une vigilance accrue. À l’approche des prochaines échéances électorales, le véritable défi pour le PCRN sera de colmater les brèches dans ses bastions stratégiques de la capitale économique avant que cette dynamique d’exode ne redessine durablement la carte politique de la région.





