Le paysage politique camerounais est en deuil. Maidadi Saïdou Yaya, figure historique de la contestation et cadre de l’Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès (UNDP), s’est éteint ce jeudi 7 mai 2026 à l’Hôpital Général de Yaoundé. Secrétaire national à la Communication, il laisse l’image d’un intellectuel engagé au parcours atypique.
Fils du dignitaire Maidadi Sadou — ancien ministre et gouverneur — il choisit pourtant dès 1992 de s’opposer au régime que servait son père. Propulsé premier vice-président du SDF, il rompt avec John Fru Ndi en 2002 pour fonder l’Alliance des Forces Progressistes (AFP), avec l’ambition de « réhabiliter la politique au Cameroun ».
Fin communicant et membre influent du bureau politique de l’UNDP jusqu’à son dernier souffle, il aura marqué la scène nationale par sa capacité à allier rigueur idéologique et dialogue. Sa disparition prive l’opposition d’une de ses voix les plus structurées, à un tournant décisif de l’histoire du pays.





