Cameroun-Nomination de Michel Ange Angouing : Sismondi Barlev Bidjocka revient à la charge avec une autre Chronique salée

Sismondi Barlev Bidjocka

Le journaliste Sismondi Barlev Bidjocka a eu une journée d’enfer la semaine passée dans le cabinet du Ministre René Emmanuel Sadi, après avoir fait sur sa propre radio (RIS FM) une chronique (querellée) sur la gestion des fonds liés au Covid-19.

Le journaliste en remet la couche, cette fois, il s’en prend au Président Paul Biya, c’est suite à la nomination de Michel Ange Angouing, l’ancien Minfopra, au poste de Conseiller technique au ministère de la Justice.

 Lisons

Paul Biya nomme l’ancien ministre de la Fonction Publique, Michel Ange Angouing, conseiller technique au ministère de la Justice. Finalement, on prend toujours les mêmes et on recommence !

Décidément y en a que pour ceux-là. Échangeant sur le sujet avec mon ami du quartier, il m’a opposé l’argument selon lequel l’ancien Ministre de la fonction publique est renvoyé à son Ministère d’origine ? Et alors ? Quand on est renvoyé là-bas au-delà de l’âge de la retraite il s’agit de quoi? On prend les mêmes et on recommence.

Michel Ange Angouing est un homme politique camerounais. De 2011 à 2018, il exerçait la fonction de ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative dans le gouvernement Philémon Yang. Il est né 9 février 1959 (Âge: 61 ans, l’âge légal de la retraite pour les fonctionnaires de son rang. On prend les mêmes et on recommence.

C’est une mauvaise redistribution des revenus. Michel Ange Angouing, nommé lundi dernier conseillé technique au ministère de la Justice, a eu sa chance, et dans ce pays, chacun doit avec sa chance. Au nom de quoi certains ont le privilège d’avoir la chance de l’éternel recommencement ? AU nom de quoi ? Conseiller technique au ministère de la Justice, le poste pouvait bénéficier à un autre camerounais ambitieux, passionné, animé par l’envie de servir. Au lieu de quoi on prend les mêmes et on recommence. , Michel Ange Angouing, n’a plus rien à prouver, il a occupé les plus hautes fonctions de l’administration, et la passion de tout donner comme un nouveau n’y est plus. Seul subsiste la passion du pouvoir, l’ambition de rester aux affaires, et l’objectif de revenir au plus haut niveau.

Chaque fois nous devons non pas dénoncer, mais attirer l’attention du chef de l’état à propos de cette gestion des ressources humaines. Le désir du bien est pourtant rechercher par chacun de nous, mais ce désir prend un gout plutôt sucré à l’aune des appartenances de certains, et amer pour les autres. Le constat reste le même, On prend les mêmes et on recommence.

Dans ce crépuscule politique qui s’annonce, nous devons être là pour le dire, afin qu’un changement des visages s’opère à l’avenir avec chaque fois des nouveaux acteurs. Cela s’appelle donner sa chance à chaque citoyen dans la construction d’une justice sociale équitable pour tous.

Sortons de cette chronique avec cet événement survenu à la chefferie du village Ebang Mama, c’est dans le Moungo. Le préfet (une véritable incongruité) a décidé de nommer un nouveau chef traditionnel à la tête de cette chefferie de troisième degré bafouant dès lors les processus traditionnels de prise de pouvoir qui impliquent d’abord l’appartenance à la lignée royal. La contestation du nouveau chef a entrainé des violentes manifestations dans ce village. Quelque part toujours dans ce pays, un autre préfet a récemment fait fort en nommant cinq chefs à la même chefferie en moins de sept mois.

Une question s’impose; où est ce que les choses se sont gâtées pour nos chefferies traditionnelles et leurs valeurs ?

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