Cameroun-Alternance au sommet de l’Etat: Un coup d’Etat est-il possible?

Les manœuvres des pays occidentaux visant à imposer un successeur de Paul Biya au peuple camerounais ne prospéreront jamais aussi longtemps que les Camerounais ne décideront pas de voter massivement contre Paul Biya. Il revient au peuple souverain de choisir son futur président de la République à la prochaine élection présidentielle. Certaines informations circulent notamment dans les réseaux sociaux révélant que l’occident aurait déjà choisi un successeur à Paul Biya à la tête du Cameroun. Comme pour dire qu’une élection présidentielle au Cameroun serait inutile si le vote des millions de Camerounais ne peut pas influencer sur le choix de leur président. Les rumeurs véhiculées par certains médias et alimentées par des pseudos candidats de l’opposition, semblent précipiter Paul Biya vers une retraite politique, pourtant les appels de ses millions de partisans proviennent des quatre coins du Cameroun.

Les appels adressés au chef de l’Etat par la majorité des militants du Rdpc, son parti, l’invitent à déclarer sa candidature pour un troisième septennat lors de l’élection présidentielle l’année prochaine. Au début des années 90, le Cameroun a retrouvé le multipartisme en se démarquant des conférences nationales souveraines qui étaient des exigences dans la majorité des pays d’Afrique francophone. Il est donc impossible d’imaginer que les pays occidentaux, si puissants soient-ils, puissent miraculeusement obliger les millions d’électeurs camerounais à élire un candidat de leur convenance. La spécificité du patriotisme camerounais est connue de tous, alors le peuple souverain ne saurait permettre l’arrivée des marionnettes déclarées à l’instar d’Akere Muna au sommet de l’Etat.

La Sensibilisation des Camerounais

 

Les partisans du régime Biya se montrent étrangement alarmistes au point de pleurnicher et de vouloir céder sans oser combattre devant les forces négatives qui infiltrent la société camerounaise pour propager un endoctrinement venimeux. Mais ils devraient plutôt investir tous les coins de la République pour expliquer aux nombreux compatriotes en proie aux doutes qu’ils sont les dépositaires souverains de la légitimité, c’est-à-dire, les seuls qui ont le pouvoir de mettre une personne au sommet de l’Etat à leur guise. En effet, ce ne sont ni les Américains, ni les Français qui composent l’électorat camerounais, mais les Camerounais qui connaissent mieux que Trump et Macron le profil de chaque candidat à la prochaine élection présidentielle. La propagande actuelle qui tend à faire croire qu’Akere Muna serait le candidat de l’occident à l’élection présidentielle de 2018 au Cameroun, ne vise qu’à décourager et à démobiliser les partisans de Paul Biya, largement majoritaires. D’ailleurs s’il ne s’agissait que des dirigeants occidentaux, Paul Biya ne serait plus au pouvoir depuis la première élection présidentielle de 1992.

Idriss Deby Itno ne serait plus à la tête du Tchad et Paul Kagamé à la tête du Rwanda depuis le génocide qui a fait près d’un million de morts dans ce pays en 1994. Mais comme ce sont les Camerounais et les citoyens des deux pays cités qui bravent les campagnes d’intoxication et décident de leur avenir. Le Cameroun n’aura pas de président fantoche à la fin du processus électoral de la présidentielle de 2018. Tout le monde devrait le savoir afin de ne pas se laisser distraire par les sirènes de la désinformation.

 

© Source : L’Epervier

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