Dans une tribune, l’homme de droit et acteur de la Société civile des réconciliateurs, a fait un point sur la responsabilité dans le cadre des marches au Cameroun.
MISE AU POINT RÉPUBLICAINE SUR LA RESPONSABILITÉ DES MORTS À LA SUITE DES MARCHÉS PACIFIQUES
Cette manière de faire croire aux camerounais, que ceux qui demandent l’État de droit, le respect des libertés et le développement dans notre pays, par des manifestations pacifiques, je précise bien pacifiques, ou qui y participent, sont les auteurs des morts qui pourront y survenir.
En d’autres termes, ces camerounais comme partout ailleurs dans le monde qui, abusés, décident de marcher pour appeler les autorités à améliorer les conditions de vie, le respect des droits de l’homme, de la démocratie, l’égalité de tous devant la loi, ne sont pas ceux qui tuent.
NON ET NON! C’est injuste, cette accusation devenue une fausse vérité dans notre pays. C’est foncièrement malsain et malhonnête.
La responsabilité des morts à la suite des manifestations pacifiques, incombe aux autorités qui demandent aux forces de l’ordre de tirer sur des citoyens à mains nues.
En droit l’usage des armes est strictement encadré, en cas de maintien de l’ordre. Les forces de l’ordre ne peuvent et ne doivent user de leurs armes, que lorsque leur vie est menacée ou celle des autres citoyens.
Toute autorité ou homme en tenue qui demande d’ouvrir ou qui ouvre le feu sur un citoyen qui manifeste pacifiquement, dans le cadre de l’exercice de sa liberté constitutionnelle d’expression, est un criminel.
Au Sénégal, ce n’est pas Ousman Sonko et ses amis qui ont tué les sénégalais en les appelant à résister aux abus de droit et atteintes à la démocratie, mais Macky Sall et son gouvernement, qui ont instruit d’ouvrir le feu sur les sénégalais à mains nues.
Ils portent la responsabilité du sang sénégalais versé.
Moi, Président de la République, je n’ordonnerai jamais que les forces de l’ordre ou l’armée, ouvrent le feu sur un citoyen qui manifeste, sans qu’il soit une menace de mort pour autrui.
Je refuse d’être un criminel. J’ai la crainte de Dieu.
Si des marches et manifestations se multiplient en contestation d’une mesure gouvernementale, ou même contre ma présidence, je convoquerai un référendum sur la question ou alors, je retirerai la mesure, et même selon l’ampleur de la revendication sociale, je démissionnerai.
Le Président de la République ne jouit d’aucun droit de tuer selon la Constitution et les lois camerounaises.
Seule la justice peut ordonner la condamnation à mort d’un individu.
D’ailleurs, dès le 07 novembre 2025, les marches et manifestations seront totalement libres, et simplement encadrées par les forces de l’ordre.
En outre, je prendrai un décret qui reprécise, l’usage des armes par les forces de l’ordre au Cameroun.
Nul ne sera tué, arrêté ou accusé d’insurrection parce qu’il aura manifesté contre ma gouvernance.
Christian Ntimbane Bomo
Société Civile des Reconciliateurs
Candidat Déclaré à l’élection Présidentielle.
NB : Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement la position éditoriale de 237ACTU.COM





