Affaire Martinez Zogo : le Tribunal militaire de Yaoundé reprend sous haute tension

Alors que le procès de l’assassinat de Martinez Zogo entame une nouvelle phase ce lundi 22 juin 2026, la société civile exprime son indignation face à la persistance d’une campagne de désinformation « venimeuse ». Entre la réexamination cruciale des experts et la demande probable d’une expertise numérique approfondie, Polycarpe Xavier Atangana appelle le peuple camerounais à la vigilance et réaffirme sa détermination à porter la vérité, malgré le traumatisme suscité par la récente diffusion d’images insoutenables du défunt.

Lire ci-dessous sa tribune :

« Affaire Martinez Zogo

Peuple Camerounais et à vous tous au-delà des frontières,

Je vous écris de nouveau et cette fois-ci pour vous informer qu’une autre session s’ouvre ce lundi 22 juin et s’achèvera le mardi 23 juin 2026 au Tribunal militaire de Yaoundé.

L’audience débutera avec la réexamination du 32ᵉ témoin, le Pr. Bell Georges, par le MP, et se poursuivra avec l’audition d’un autre expert, le 33ᵉ témoin. Il n’est pas exclu que la partie civile saisisse officiellement le tribunal par écrit pour demander une expertise complémentaire afin de récupérer toutes les données supprimées entre les accusés Justin Ndanwé et Jean-Pierre Amougou Belinga, pour une bonne administration de la justice. Cet acte relevant d’une mesure d’instruction, le président du Tribunal se prononcera certainement après l’audition des deux experts.

C’est avec le cœur lourd que nous reprenons le chemin du tribunal militaire, traumatisés parce que le 1ᵉʳ juin à 14h46, les vidéos montrant un Martinez Zogo agonisant, nu, bâillonné et baignant dans son sang ont été diffusées, et le 2 juin 2026 à 17h46, elles ont de nouveau été diffusées. Aucun homme, quel que soit son péché, n’a le droit de subir un tel supplice. Ces images ne s’effaceront pas de nos mémoires. Elles nous marqueront à vie.

Nous repartons donc au TMY pour faire une nouvelle expérience de stress dans un contexte où, dans cette affaire, il y a des médias dangereux. Ils sont jumeaux de la confusion et de l’usurpation d’identité. La rédaction de KALARA est une victime collatérale. Son DP pleure sans consolation. Ce sont aussi des médias d’invectives et de la haine envers les humains faits à l’image de Dieu.

C’est la presse au venin dangereux. Ce venin, Me Esther Zeifman en a déjà bu deux fois, mais grâce à l’antidote de très nombreux messages de soutien, elle est debout et droite. Ils ont pensé l’avoir abattue, malheureusement ils se sont trompés. Ils ont plutôt redoublé sa détermination. Me Esther Zeifman est un cuir solide, et plus on l’attaque, plus elle a soif que les audiences aient lieu, chaque jour pour mener son contre-interrogatoire.

Ces médias et leurs agents relais sont le mal à l’état pur. Ces médias venimeux n’ont aucun respect pour le peuple camerounais et pour la justice camerounaise.

Ces médias produisent une pluie d’informations pour espérer absoudre un accusé.

Le fait que cette affaire soit menée hors des prétoires est une lâcheté et démontre les limites intellectuelles . Nul ne pouvait imaginer que certains alliés de de la défense irait jusqu’à ce niveau.

Ô combien, avec les vidéos que nous avons regardées, notre attitude doit être mortifère et nous devons devenir les spécialistes de l’empathie, juste pour un temps.

Dans ce contexte, à mon niveau, j’épuiserai ma vie, je donnerai la couleur à l’aurore afin que le peuple camerounais ait toujours les comptes rendus de cette affaire sans pareille, sur le plan intellectuel, parce que je mesure les pressions de désinformation qui sont exercées sur lui. Elles sont considérables sur tous les plans. Au-delà, je vis cette affaire avec une certaine grande crainte : que demain je commette une faute et que les conséquences de cette faute aient une incidence sur mon salut en Dieu et sur ma progéniture.

Toujours dans ce contexte, le Lt/Col Cerlin Belinga, représentant et chef du MP, face aux nombreuses accusations partielles et partiales portées contre lui, notamment le fait de prise de position en faveur de tel ou tel accusé, assure qu’il est le Diogène de Sinope, que, depuis fort longtemps, il est muni d’une torche qu’il utilise en pleine obscurité pour rechercher la vérité : c’est une assurance. Moi, j’y crois.

Dans le fil rouge de cette actualité, le Maréchal des logis-chef Ntongué Nana Stéphane, après avoir vu les images de Martinez Zogo telles que décrites plus haut, n’a pas pu se retenir. Il a posé un certain nombre de questions à l’expert Bell Georges sur son comportement numérique, questions qui ont eu des réponses claires : il n’a jamais traversé Soa University, zone considérée comme celle du crime, ni parlé de Martinez Zogo avec Jean-Pierre Amougou Belinga, Martin Savom et Maxime Léopold Eko Eko.

Enfin, le plus intéressant dans cette affaire, c’est que le droit et la justice sont les lumières. J’y crois aussi, et que rien ne sera impossible au Tribunal du Président Missé Beaudoin qui est la main de fer dans ce procès.

Quant à vous, peuple du Cameroun et au-delà des frontières, ne vivez plus avec la crainte que demain l’information ne soit plus la bonne information.

La synthèse de la session du 1ᵉʳ au 2 juin 2026, vous l’avez eue le 7 juin 2026.

À demain et les jours suivants pour le compte rendu.

Que le Dieu de paix, qui a ramené d’entre les morts le grand Pasteur des brebis, vous sanctifie, corps, âme et esprit, et vous préserve de toute mort subite, vous et vos proches ; qu’il restaure la paix entre vos responsables et vous, et qu’il apporte la paix dans vos foyers.

Ébamina I, le 20 juin 2026.»

 

 

 

 

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