Absence prolongée de Paul BIYA : Menounga interpelle le Conseil constitutionnel

Le politologue Paul Stéphane Menounga a officiellement saisi le Conseil constitutionnel pour signaler une incohérence textuelle entre la gestion d’une vacance à la tête de l’État en l’absence de Vice-Président et les règles régissant la saisine de la haute juridiction, appelant à une clarification institutionnelle urgente.

Une interrogation au cœur de l’architecture institutionnelle

Et si la magistrature suprême venait à vacer alors que le poste de Vice-Président n’est pas pourvu ? C’est la redoutable interrogation soumise à l’arbitrage du Conseil constitutionnel par le politologue Paul Stéphane Menounga.

Dans une requête formelle adressée au président de la haute institution, l’universitaire pointe du doigt une articulation équivoque entre les dispositions de la Constitution et celles de la loi organique régissant le fonctionnement du Conseil constitutionnel. D’un côté, l’article 6 de la Loi fondamentale prévoit qu’en cas de vacance pour décès, démission ou empêchement définitif, le Vice-Président achève le mandat en cours, tout en envisageant explicitement l’hypothèse où ce poste ne serait pas pourvu. De l’autre, l’article 38 de la loi relative au Conseil constitutionnel structure la procédure de saisine — notamment pour constater un empêchement ou acter une démission — en l’assimilant strictement à l’action d’un Vice-Président en exercice.

L’exigence de la sécurité juridique

Face à ce vide procédural, le requérant souligne qu’aucune disposition claire n’indique quelle autorité prend le relais pour saisir le Conseil en l’absence de cette figure institutionnelle clé.

Loin de contester la validité des textes en vigueur, cette démarche se veut une contribution scientifique et citoyenne. Elle met en lumière un risque potentiel pour la continuité de l’État, rappelant qu’une démocratie solide ne saurait s’accommoder de zones d’ombre dans l’organisation de sa succession suprême. En invitant la haute juridiction à se prononcer sur cette incongruité, le débat pose les jalons d’une sécurité juridique indispensable à la stabilité politique du pays.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Lire sur mobile

QR Code
Ne perdez plus rien, recevez le résumé de l'actualité quotidienne, directement dans votre courriel.

Vous êtes désormais inscrit à notre newsletter, merci de faire partie de notre auditoire!

Dans la même catégorie: ,

Le syndicat OST/Santé lance un mouvement de grève du 11 au 14 août 2026 dans les formations sanitaires du Cameroun. Le personnel réclame le recrutement

Réfugié hors du Cameroun, le capitaine Effoudou Awussi affirme qu’une équipe de la DGRE a été dépêchée en France pour l’assassiner. Une accusation explosive liée

À seulement huit ans, un jeune garçon arpente les rues de Douala pour ramasser de la ferraille et subvenir aux besoins de sa famille. Cette

Depuis la mi-juillet 2026, une résurgence du choléra frappe la région de l’Extrême-Nord du Cameroun. Avec près de 1 000 cas enregistrés et 28 décès

Invité de l’émission Club d’Élites ce dimanche 9 août sur Vision 4, le Professeur Pascal Messanga Nyamding a réaffirmé sa proximité intacte avec le président

Ce dimanche au stade Larbi Zaouli de Casablanca, les Lionnes indomptables ont signé l’exploit en dominant le Nigeria (1-0) en quarts de finale de la