Cameroun : Célestin Djamen dit ne plus être prêt à retourner dans les rues si Maurice Kamto appelle à de nouvelles manifestations

Célestin Djamen

Il regrette par ailleurs que certains qui se reclament militants du MRC ne  font que  du « suivisme moutonnier ».

Célestin Djamen n’a toujours pas digéré la décision du boycott des élections législatives et municipales prises par Maurice Kamto, alors qu’il était pressenti pour être maire à la commune de Douala 5e.

Célestin Djamen est, semble-t-il, devenu un personnage incompris au sein du MRC, le parti dans lequel il occupe le poste de Secrétaire national en charge des Droits de l’Homme et de la gouvernance. L’hebdomadaire Jeune Afrique l’a présenté récemment dans un article comme l’un des frondeurs au sein du parti de Maurice Kamto.

Le transfuge du Social Democratic Front (SDF), était ce matin sur la matinale interactive d’ABK radio. Occasions pour lui de répondre les auditeurs sur les questions brulantes de l’actualité de son parti.

Manifestations publiques

Célestin Djamen explique que les conditions sécuritaires ne sont pas réunies au Cameroun pour des manifestations publiques. Ici, on court le risque d’être tué par un policier, gendarme ou militaire, ou encore être arrêté sur la base d’un mandat de perquisition et détenu pour hostilité à la patrie. Voila les vraies raisons pour lesquelles il dit ne plus être prêt à retourner dans les rues.

Il a encore en souvenir la balle prise au lendemain de la présidentielle 2018, alors qu’il prenait part à une manifestation de contestations des résultats donnant le candidat du RDPC vainqueur. Mais surtout les près de 9 mois passés dans les cellules infestes de la prison principale de Kondengui.

Par ailleurs, Célestin Djamen, s’insurge contre ceux qui sont dans le MRC sans réelle conviction politiques, ceux là, d‘après lui, font dans le « suivisme moutonnier ». A ces derniers, l’homme politique passe un message clair : Dans tous les partis du monde il y a des politisions dissidentes. « Un militant a le droit de porter son avis sur toutes les questions », dit Célestin Djamen, avant d’expliquer que dans certaines formations politiques, il ya des « courants politiques.

Célestin Djamen indique toutefois pour finir, qu’il reste dans les rangs du MRC. En dépit de ses positions, il n’a pas démissionné comme il se dit dans les réseaux sociaux. Pour lui un militant qui porte la critique n’est pas forcément un militant antiparti.

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