Cameroun-startup : le génie camerounais se vend au salon de l’agriculture de Paris

Flavien kouatcha

Flavien Kouatcha, puisqu’il s’agit de lui était présent à ce grand rendez vous de l’agriculture dans l’hexagone avec son projet « Save Our Agriculture »,pour présenter son projet spécialisée dans l’aquaponie, technique combinant à la fois l’élevage des poissons et la culture de légumes.

Cette grand-messe de l’agriculture a été une occasion idoine pour le jeune ingénieur camerounais Falvien Kouatcha, promoteur de « Save Our Agriculture », de vanter l’aquaponie notamment au président français. Emmanuel Macron s’est longtemps arrêté dans son stand le 22 février 2020, lors de l’inauguration de ce salon. « L’aquaponie est un mode de culture très ancien, qui consiste à associer l’élevage de poissons à la culture de plantes dans un circuit fermé. Les déjections des poissons servent de nutriments aux légumes qui, en retour, permettent d’épurer l’eau du bassin », a-t-il expliqué au journal La Croix.

Cette technique recèle de nombreux avantages pour des pays africains comme le Cameroun, où la mise en place de chaînes d’approvisionnement n’est pas aisée. « Mettre en place une chaîne d’approvisionnement efficace entre l’arrière-pays et ses milliers de petits producteurs et les consommateurs urbains est une tâche qui coûterait très cher et prendrait beaucoup de temps. D’où l’idée de transporter la campagne à la ville à travers mon projet d’aquaponie », explique-t-il. Concrètement, la trouvaille de Falvien Kouatcha consiste en la construction de kits, qui permettent à des particuliers vivants en ville de pratiquer l’aquaponie, et de pouvoir ainsi produire eux-mêmes leurs légumes et leurs poissons, sans porter atteinte à l’environnement.

Les travaux de Flavien Kouatcha lui ont déjà permis d’être lauréat du Prix EDF Pulse Africa, organisé par Électricité de France et du tout premier Prix Pierre Castel en 2018. Grâce au soutien du « fonds de dotation Pierre Castel-Agir pour l’Afrique », la start-up lancée par Flavien Kouatcha expérimente d’ailleurs depuis quelques mois « une ferme urbaine » sur le port de Douala, la capitale économique camerounaise. Sur deux conteneurs empilés, reliés par de la tuyauterie, apprend-on, le jeune ingénieur camerounais peut produire respectivement 400 kg de poissons et 800 kg de produits maraîchers par semestre, avec un impact environnemental minimum.

Mais, Flavien Kouatcha voit encore plus grand. Il est à la recherche d’investisseurs pour agrandir son business. Il a certainement confié cette préoccupation au chef de l’État français. « Quand on est un jeune entrepreneur africain, on a besoin de toutes les publicités. », a confié Flavien Kouatcha, qui espère ainsi pouvoir tirer quelques dividendes de ce qu’il considère comme un coup de pouce présidentiel. Car, en participant à ce salon, l’objectif du jeune entrepreneur était clairement de trouver des « partenaires moins pressés » lui permettant de « grandir ».

sources: la croix, investiraucameroun.com

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