David Eboutou à Elimbi Lobe « Ernest Ouandié n’était pas un bandit »

L’historien David Eboutou répond vivement à Abel Elimbi Lobé, qui a qualifié Ernest Ouandié de « bandit », en lui reprochant une méconnaissance de l’Histoire.  Eboutou rappelle que Ernest Ouandié, figure emblématique du nationalisme camerounais, a lutté contre le néo-colonialisme et a été réhabilité par la loi de 1991, ce qui devrait inciter Elimbi Lobé à faire amende honorable.

Lire la sortie de David Eboutou:

ELIMBI LOBÉ DEVRAIT RAPIDEMENT FAIRE AMENDE HONORABLE !

L’homme politique Abel Elimbi Lobé s’est visiblement emporté hier sur un plateau de télévision. Habitué à des envolées sans retenue, il a fusillé,  une seconde fois, celui qui est considéré dans notre mémoire collective, comme étant le dernier nationaliste Upeciste révolutionnaire, en le qualifiant de  » bandit « !.

Des propos qui offusquent et qui nous obligent à rappeler à la raison le leader du mouvement KAWTAL qui a fait preuve d’une grande méconnaissance de notre Histoire.

Si Ernest Ouandié vivait, il aurait exactement 101 ans aujourd’hui. Malheureusement, son engagement à combattre avec véhémence le néo-colonialisme et ses suppôts lui valurent une condamnation suivie d’une fusillade le 15 janvier 1971 à Bafoussam. Il avait 47 ans.

Syndicaliste puis militant actif de l’UPC dès 1948, il a dû payer le lourd tribut de son engagement politique auprès de l’administration coloniale qui le trouvait extrêmement contestataire et belliqueux.

Refutant la proto-independance de 1960, Ernest Ouandié avait choisi la voie de la lutte à travers l’ANLK qui amena le nouveau pouvoir camerounais, avec l’aide de la France, à se lancer à ses trousses. La suite est connue !

Ce que notre compatriote Abel Elimbi Lobé semble  oublier, c’est que malgré la trajectoire de lutte pour une souveraineté et une indépendance totales reconnue au nationaliste Ernest Ouandié, le pouvoir néo-colonial qu’il a combattu, a pris sur lui, dans une loi signée en 1991, de réhabiliter sa mémoire aux côtés d’autres figures nationalistes comme MM.  Um Nyobé Ruben ou Moumié Félix. Dans cette loi qui n’a pas manqué de soulever quelques controverses du fait du nom du premier président Ahidjo qui s’y trouvait, on peut au moins constater qu’il y est rappelé que cette réhabilitation visée avait  pour effet de dissiper tout préjugé négatif qui entourait toute référence à ces personnes. Rien que par cette mention sus-rappelée, M.Elimbi Lobé pourrait faire l’objet de poursuites d’où l’intérêt à s’amender rapidement.

NON ! ERNEST OUANDIÉ N’ÉTAIT PAS UN BANDIT MAIS UN GRAND NATIONALISTE.

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