Sous l’impulsion de la plateforme American Liaison in Africa (ALA) pilotée par Madame Emilie Siewe, ce programme a été lancé le 28 mai dernier à Douala à l’hotel ¨Platinium cocotier avec la présence effective du ministre des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Économie sociale et de l’Artisanat, Achille Bassilekin III.
Deux jours, C’est la période pendant laquelle des opérateurs économiques ont été formés sur plusieurs aspects liés à l’exportation notamment la structuration de l’entreprise, logistique, normes, la traçabilité, la mise en relation commerciale et la protection juridique.
Pour Emilie Siewe, la promotrice d’ALA, il est question pour ce programme de fournir aux entreprises les outils, les connaissances pour ce qui est de la conformité et les stratégies opérationnelles indispensables pour exporter des biens et des services à l’international, avec point focal essentiel sur le marché américain.
Dans le fond ALA estime qu’il existe de réelles possibilités, mais sa matérialisation nécessite une meilleure information des entreprises camerounaises sur les opportunités commerciales et un apprêt des plus rigoureux en termes de standards exigés aux États-Unis. Il est d’ailleurs important de souligner ici que cette initiative intervient alors que le Cameroun reste débusqué de l’African Growth and Opportunity Act (AGOA), qui est le dispositif commercial américain qui accorde à certains pays d’Afrique subsaharienne un accès privilégié au marché américain.
Lors de son allocution de circonstance, le ministre Achille Bassilekin III, a estimé que l’Export Readiness Program doit concourir à raffermir les relations d’affaires entre Yaoundé et Washington. Par ce programme, le gouvernement prévoit voir davantage de PME camerounaises mieux préparées à exporter vers les États-Unis. Il espère également sur l’appui de ses partenaires institutionnels et privés pour diffuser les informations utiles aux exportateurs locaux.
Il est important de noter que dans le cadre des échanges commerciaux entre le Cameroun et les États-Unis, beaucoup restent à faire eu égard de la taille du marché américain. Selon le Bureau du représentant américain au commerce, les importations américaines de biens en provenance du Cameroun ont atteint 287,7 millions de dollars en 2025, alors que les exportations américaines vers le Cameroun se sont établies à 169,3 millions de dollars.
Il est donc clair que l’accès à un marché de près de 350 millions d’habitants pour les PME du Cameroun ne dépendra pas seulement de l’existence d’opportunités commerciales, il faudra également compter sur leur capacité à respecter les normes de qualité, les exigences documentaires, les règles de traçabilité, les certifications, les délais logistiques et les conditions juridiques propres au commerce international. Après Douala, le programme devrait se poursuivre dans d’autres villes du pays.





