L’association Aba’a minlang man Ekang a pris langue avec les fils et filles de ce groupement Ekang. Une rencontre effectuée ce 07 mars 2026 à la chefferie de second degré de Mvog- Manga I à Kombassi I.
C’est un véritable arbre à palabre organisé ce 07 mars 2026 à la cour avant de la chefferie traditionnelle de Kombassi I, dans l’arrondissement de Nkol-Afamba, département de la Mefou et Afamba, région du Centre. Une causerie éducative initiée par les membres de l’association Aba’a minlang man Ekang, représentée par ses principaux leaders à l’instar de son fondateur et hôte de circonstance, sa majesté André Ndi Mveng ou encore Madame Colette Monstel, présidente en exercice de la composante feminine Be Nya Ndafiga. Des têtes de proue des fils et filles de ce groupement Ekang, venues célébrer cette Journée Internationale des Droits de la Femme avec leur grande famille.
Occasion idoine, à la veille de la célébration au Cameroun de la 41eme fête consacrée aux femmes, d’édifier ces dernières sur les droits et devoirs des veuves, orphelins et jeunes filles. Une thématique sectorielle tirée du thème national de la JIF 2026, axé sur: » Droits. Justice. Action. Pour toutes les femmes et les filles ». Une belle déclinaison dans le choix de cette problématique qui, selon le fondateur, résulte d’un constat clair; celui relatif aux difficultés qu’endurent quotidiennement ses femmes tant dans leur cellule nucléaire que dans l’espace public. » Il est question de vulgariser les lois de la République en direction des femmes pour qu’elle puissent maîtriser et défendre leurs droits. » Précise André Ndi Mveng.
Une articulation essentielle pour les natives de ce groupement Ekang, rassemblées depuis une demi-dizaine de jours dans le cadre du lancement officielle de la première édition de la « semaine Ekang ». » Tout au long de cette période, indique Colette Ewoulou épouse Monstel, les Be Nya Ndafiga, sont chargées de conseiller, de guérir, d’apprendre aux filles, aux petites filles comment préparer, comment tenir leur foyer. C’est cette vieille femme qui aide, qui donne un coup de pouce dans la famille. Le rôle de Nya Ndafiga va plus loin car, elle soigne traditionnellement les fils, filles et surtout les petits enfants. »
Une transmission générationnelle qui cadre bien avec les principes fondamentaux de cette association Aba’a Minlang Man Ekang à savoir la préservation de la langue maternelle, l’identité culinaire, les us et coutumes mais plus encore la pharmacopée traditionnelle. Quatre éléments de la superstructure de cette communauté qui permettent selon Achille Alima, le chargé des Relations Publiques, d’assurer un avenir fructueux, ceci parce que le passé et le présent sont acquis.
Un quaternion qui identifie ce peuple de la forêt équatoriale, engagé à lutter pour la préservation des valeurs ancestrales par le biais d’événements comme cette semaine en faveur de la femme Ekang. Cette mère, Grand-mère qui œuvre avec le concours des hommes à faire avancer la société et à développer la culture Ekang dans son ensemble. Une mission identitaire des Femmes Ekang qui va se poursuivre au boulevard Ahmadou Ahidjo, ce 08 mars 2026 lors du défilé présidé par Chantal Biya, la première dame du Cameroun avant l’apothéose dans les artères du petit village de céans. Une clôture de cette semaine Ekang qui se fera par des pas de danses traditionnelles effectués autour de nombreux mets exotiques, concoctés à nouveau par les fines mains de ces femmes afin de magnifier comme il se doit, la grande diversité de la culture originelle Ekang.




