Questions foncières : la lettre de Shanda Tonme à Dion Ngute

Dans cette sortie de l’universitaire adressée au premier ministre, chef du gouvernement, il invalide la circulaire toxique et seditieuse N° 0001/MINDCAF/LC du 20 février 2026, précisant les modalités de délivrance d’une Attestation de reconnaissance des droits fonciers coutumiers (ARDFC) et d’une attestation de jouissance paisible des terres (AJPTER).

Yaoundé, le 25 février 2026

SON EXCELLENCE MONSIEUR JOSEPH DION NGUTE

Premier Ministre CHEF DU GOUVERNEMENT

Félicitations et demande nouvelle

METTRE FIN AU SCANDALE DU MINDCAF
URGENCE DE RAPPORTER La circulaire TOXIQUE ET SEDITIEUSE N° 0001/MINDCAF/LC du 20 février 2026

Précisant les modalités de délivrance d’une Attestation de reconnaissance des droits fonciers coutumiers (ARDFC) et d’une attestation de jouissance paisible des terres (AJPTER)

Monsieur le Premier Ministre,

Je considère comme un devoir infaillible, incontournable et impérieux, de vous soutenir et de vous encourager dans les épreuves en cette étape cruciale de l’évolution politique, sociale, économique et diplomatique de notre pays. Le premier ministre n’incarne pas seulement la manifestation matérielle, psychologique, fonctionnelle et opérationnelle de la volonté du chef de l’Etat et des grandes orientations qui en résultent, au regard de notre système constitutionnel, il est le premier artisan, symbole et protecteur de l’ordre républicain.

Aussi, ce rappel me met légitimement à l’aise, pour vous renouveler mes encouragements et surtout vous féliciter, pour l’autorité, l’intelligence et la résolution dont vous avez fait preuve, pour mettre fin à la confusion au Port autonome de Douala. Ce ni un camp ni une personne, ni une famille ni un parti qui a gagné, c’est le Cameroun, la République, la nation.

Monsieur le Premier Ministre,
Dire merci en appuyant et féliciter avec beaucoup d’émotions et d’insistance, c’est en redemander, c’est poser un autre problème, c’est quémander une autre action, c’est montrer un autre chemin à déblayer.

Ma préoccupation de ce jour, du cœur et de la clameur des millions de compatriotes, c’est d’éveiller votre attention sur la circulaire visée ci-dessus, de monsieur votre collaborateur, du département du MINDCAF. Il s’agit d’une décision grave, terrible, confuse, troublante, criminogène et ultimement toxique et séditieuse. C’est la ligne rouge de toutes les lignes rouges qui est franchie avec cette circulaire.

Le MINDCAF, ne saurait se substituer à tous les segments constitutionnels de notre système de gouvernance, du Chef de l’Etat au parlement et à la justice. Il ne saurait décréter, ni légiférer, ni juger et condamner en dernier ressort. Hélas c’est malheureusement de cela qu’il s’agit crument. Les implications des agissements du MINDCAF sont déjà assez dommageables et lourdes de préjudices pour la paix au Cameroun, pour notre crédibilité internationale, pour l’attrait et la sécurité des investissements. Dans le cas d’espèce, même les prérogatives du MINAT sont attaqués et transgressés.

Votre collaborateur a peut-être cru bien faire, mais il est en dehors de ses compétences, prérogatives et sanctions normatives au regard du régime des décrets et des règlements, de même que de l’ordonnancement des privilèges de faire ou de ne pas faire. Il a manqué de sagesse, mal entouré et très mal conseillé, ou alors versé dans la psychologie du discours imaginaire et suicidaire, qui tend à faire de notre pays une anarchie où dorénavant tout détenteur de la moindre parcelle de pouvoir, s’estime, à tort, libre de poser n’importe quel acte, et de prendre n’importe quelle décision. Certains décideurs sont devenus des monstres et réent de petits autres monstres par leurs agissements.

En tout état de cause, je vous implore, Excellence, de prendre vos responsabilités, toutes vos responsabilités de CHEF DU GOUVERNEMENT, pour instruire le MINDCAF de rapporter purement et simplement sa circulaire. Et ce sera, comme pour le cas du PAD, très bien pour notre pays, pour le moral des citoyennes et des citoyens, pour la sérénité et l’assurance des rapports contractuels de toute nature.

Ne pas rapporter cette circulaire serait avaliser une autre forme de sédition inacceptable, au moment où nous nous efforçons de préserver l’image du pays et de lutter contre le départ massif de nos compétences pour des horizons incertains à l’étranger. Frappez fort.
Dans l’urgente et pressante et émouvante attente, je vous remercie d’avance, Excellence Monsieur le Premier Ministre, CHEF DU GOUVERNEMENT, d’accepter l’expression fraternelle, de ma très haute considération./.

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