Trafic des enfants au Cameroun : L’APDEL aux avant-postes du combat

Dans le cadre de l’intensification de la lutte contre l’exploitation des enfants, l’Association pour la Promotion du Développement Local (APDEL) vient d’achever une session de formation et de renforcement des capacités des défenseurs des droits des enfants à Yaoundé.

Cette session de formation du vendredi dernier, 2 juillet s’inscrit dans le cadre du projet Fighting Child Trafficking in the West and center regions soutenu par l’ambassade des États Unis au Cameroun. Ayant à sa tête, Odile Dongo, cette association qui est au four et au moulin depuis 2014 dans ce domaine, a pour missions de former les défenseurs des droits des enfants et acteurs judiciaires afin de les rendre plus efficaces dans leurs actions au quotidien. Parmi les objectifs spécifiques de l’atelier de Yaoundé, il faut noter l’amélioration des connaissances des participants sur le cadre juridique national et international de lutte contre la traite des enfants. Il était aussi question d’outiller les participants sur le monitoring, reporting, et plaidoyer relatifs à la traite des enfants. Mais également la mise en place d’un groupe de travail chargé de mener le plaidoyer en vue de lutter efficacement contre le trafic des enfants au Cameroun.

Les formateurs et encadreurs ont donc dû revisiter à l’intention des participants, trié sur le volet les points clés du protocole de Palerme qui régule sur le plan international, les aspects liés à la traite des enfants. Méthodologie participative qui privilégie les échanges interactifs au cours desquels les participants ont pu enrichir leurs connaissances sur les questions d’identification et de répression de traite ou exploitation des enfants.

Selon des chiffres officiels de 2018, 4000 enfants étaient victimes de marchandage pour des fins d’exploitation sexuelle. 36% de ces enfants étaient âgés de moins de 13ans. Par ailleurs, une étude réalisée en 2020 par l’Association pour la Promotion du Développement Local (APDEL) révèle que sur les 63% des personnes interrogées au Cameroun, la traite des enfants est une pratique présente au sein des communautés respectives. Ce qui rend le phénomène plus pernicieux et son éradication plus difficile.

Il faut également compter avec les conséquences les séquelles et autres traumatismes physiques et psychologiques dont les enfants victimes de trafic héritent et qui sont de nature à hypothéquer leur vie d’adulte équilibré. Toute chose qui a fait dire à Cyrille Rolande Betchom, défenseur des droits humains et formatrice pour cette session que la question de la réparation psychologique de ces enfants devrait intéresser l’ensemble de la société. En l’occurrence les parents, les enseignants, les psychiatres, les psychologues assistants sociaux.

Afin de leur offrir une chance de revivre pleinement et se réinsérer dans la société. Pour le reste et en terme de résultats, il est attendu de cet atelier de formation qui a vu la participation des représentants du ministère des Affaires sociales (Minas) conduit par Pauline Irène Nguene, qu’il contribue à l’amélioration significative et sensible des connaissances des participants. Ceci sur le prisme juridique de la lutte contre la traite des enfants. Un groupe de travail chargé de mener le plaidoyer a été mis en place dans sa méthodologie de travail. Il devra intégrer le brainstorming, et les discussions de groupe.

Source : Autres

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