Le climat reste tendu au sein du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC).
Joseph Thierry Okala Ebode, cofondateur du parti, a décidé de porter l’affaire devant la justice après son exclusion définitive prononcée le 7 novembre 2025 par le Comité national de médiation et d’arbitrage (CNMA) pour « trahison ».
Une audience est prévue le 26 février 2026 au Tribunal de grande instance du Mfoundi. À cette occasion, Joseph Thierry Okala Ebode et les responsables du MRC devront défendre leurs positions respectives. Le plaignant demande l’annulation pure et simple de la décision d’exclusion ainsi que la suspension immédiate de ses effets.
Le débat s’est déplacé sur les réseaux sociaux.
Plusieurs militants et sympathisants du parti ont comparé Joseph Thierry Okala Ebode à Dieudonné Yebga du Manidem, dont la déclaration de candidature à la présidentielle de 2025 avait contribué à l’invalidation de celle de Maurice Kamto, pourtant investi par son parti.
Face aux critiques et aux accusations de « pion du régime » ou de « traître », Okala Ebode a réagi publiquement. Il dénonce des attaques personnelles et affirme que le débat est avant tout juridique et statutaire. Selon lui, les discussions doivent se faire devant les instances compétentes et non dans « l’agitation numérique ».
Des « violations » dénoncées
Dans son recours, Joseph Thierry Okala Ebode évoque plusieurs irrégularités dans la procédure interne ayant conduit à son exclusion. Il parle notamment :
Du non-respect des délais de notification ;
De l’absence de tentative de médiation préalable ;
Du manque d’audition contradictoire avant la décision ;
Et de l’absence de définition précise de la « faute de trahison » dans les textes du parti.
De leur côté, les soutiens du MRC estiment que la procédure a été menée dans le respect des statuts. Ils rappellent que le CNMA est l’organe compétent en la matière et que la décision aurait été validée conformément aux règles internes.
L’affaire est désormais entre les mains de la justice. Au-delà des échanges sur les réseaux sociaux, c’est le tribunal qui devra trancher sur la validité ou non de l’exclusion.





