Dans cette sortie de l’homme politique et universitaire, il questionne ce que devrait être un véritable citoyen camerounais.
A PROPOS DU DESTIN DES NATIONS
La parole doit être positive, le désespoir doit être l’exception
Tel est le premier devoir du citoyen responsable
EXTIRPER LE MAL DE LA PENSEE CAMEROUNAISE AMBIANTE
On ne saurait à la fois continuer à faire des enfants, construire des écoles, cultiver des champs, se livrer à toutes sortes d’activités au quotidien, et entretenir en même temps des discours de désespoir et de ruine de l’avenir. A trop insulter le quotidien et à trop torturer la réalité de notre vie avec des discours abjects, on fait preuve de faiblesse, de paresse, de tricherie avec l’effort et finalement de trahison de la famille et de la patrie.
Un agent de l’Etat à qui je conseillais la prudence, la probité morale et le respect scrupuleux de la déontologie professionnelle, m’a répondu presque mélancoliquement et très poliment : grand frère, on est découragé, découragé d’attendre sur place sans avancer, sans espoir de finir notre carrière avec tous les grades, tous les lauriers et tous les acquis.
Le même discours, je l’ai entendu encore et encore, de plusieurs personnes, de divers secteurs. Un jeune opérateur économique, a eu des mots pratiquement similaires, avec d’autres versants, mais la même préoccupation et une égale mélancolie.
Le ciel le plus beau se cherche encore, et la nation, le pays, les villages sans histoires sont encore à inventer. La permanence des interrogations chez chaque citoyen partout, est une constance, sous tous les cieux, et traduit une quête d’amélioration, de conquête des positions et des statuts, chose absolument normale. Pourtant, de là à verser dans la culture du découragement, de la défaite et de la promotion du désespoir, je me presse de dire non, non, non et non.
D’accord, la mesure de toute chose ainsi que de chaque contexte, de chaque nation doit être prise et considérée, mais en faire sournoisement, insidieusement, directement ou indirectement une justification des malfaisances, des crimes et des destructions, est très grave. Je voudrais ici, réitérer, qu’il nous appartient tous, adultes et surtout parents, adultes et pivots des familles et de la société, d’avoir une parole positive, une parole responsable, une conduite qui soit honnête et exemplaire.
La sortie de ce jour n’est pas fortuite, elle a un caractère de forte mise en garde, presque une mise en demeure, à tous les responsables, publics comme privés, du bas en haut et de haut en bas, qui surfent sur un certain discours dit de « FIN DE REGNE », pour se livrer à des pillages terribles, à des trafics d’influences gravissimes.
On le vit et on le voit un peu partout, et certains ne s’en cachent même pas, en déclarant que « c’est le moment pour chacun qui peut le faire, de prendre sa part, par tous les moyens, par toutes les voies ». C’est un discours criminel, insoutenable, irresponsable et suicidaire qui trahit la nation et qui se payera. Une nation ne disparaît pas, et l’histoire enseigne que la postérité fait toujours le ménage.
J’ai vu dans une institution universitaire privée, des individus piller, voler et détourner en centaines de millions, puis avoir le culot de déclarer, face aux plaintes déposées contre devant les tribunaux, « qu’ils ont des relations en haut ». Il s’agit d’un scénario vrai. Effectivement quelques individus parachutés dans les services de la présidence de la république, s’amusent au quotidien à instrumenter les chefs de terre, les magistrats et les services de sécurité, pour des basses besognes.
Chacun doit savoir, que les sanctions pour ces crimes seront dures et inéluctables. Il est sage de croire au Chef de l’Etat lorsqu’il affirme, réaffirme et persiste, qu’il n’y aura pas de faiblesse. Si ce n’est les prochains jours, ce sera les tous prochains jours, voire un peu plus tard, mais dans tous les cas, il faut y croire. Le jour arrivera. RIRA BIEN SUI RIRA LE DERNIER. Les petits écoliers d’aujourd’hui seront dans très bientôt, des juges impitoyables, et ils nous traiteront tous comme des criminels de guerre./.
Yaoundé, le 19 février 2026





