Valsero accuse publiquement le Pr Jean Calvin Aba’a Oyono d’avoir abandonné le combat politique. Le rappeur et activiste dénonce ce qu’il qualifie de silence et de compromission.
Dans un commentaire long et virulent, le professeur répond avec fermeté. L’universitaire engagé rejette toute accusation de lâcheté, en rappelant son engagement sur le terrain, les risques personnels assumés, son arrestation passée et soutient que son droit est plutôt silence stratégique, loin des pressions des réseaux sociaux.
📌 Message de l’activiste Valsero
#aba’a_oyono_jean_calvin le silence de la complicité et de la trahison.
#Djeukam_tchameni, vous y croyez-vous ? Moi non.
Pourquoi #okala_ébode est dehors… je m’interroge !!!
Un seul soldat parmi ces traîtres : #parfaitmbvoum.
Ils avaient déjà abandonné #IssaTchiroma.
#IssaTchiroma2025, heureusement pour lui, il savait comment ça fonctionne.
Lmd 🐺
Réaction du Pr Jean Calvin Aba’a Oyono
Petit frère, Valsero, les bras m’en tombent.
Aies un brin de pudeur lorsque tu t’adresses en éructant contre un Professeur.
Mon silence n’est pas un signe de faiblesse. Le combat que je mène, in situ (sur place), est aux antipodes de ce que tu vomis sur moi depuis l’étranger, pendant que je suis au chaudron de notre dictature.
J’ai été longtemps informé de mon arrestation, convaincu par la filature et par les hommes armés de la gendarmerie qui rôdaient autour de ma résidence. Pourtant, j’ai choisi d’assumer mes responsabilités en affrontant la puissance du feu, contrairement à la fuite qui a été ton choix de faiblesse.
As-tu conscience de la répression féroce que j’ai vécue ? As-tu un once de recul pour l’infirmité irréversible qui en est résultée concernant mon épouse ? La souffrance endurée par mes enfants, prompts à se sacrifier pour s’occuper de moi derrière les barreaux, n’est-elle pas suffisante pour te confiner au silence ?
Es-tu parti de ton confort italien pour me sortir de la fosse locale aux lions ? Le peuple prétendument trahi m’a-t-il suivi dans mon combat en venant me délivrer des griffes de mes geôliers ?
Faudrait-il que je perde ma vie pour mériter ta considération ?
Comment peux-tu avoir le culot de minorer mon bilan politique en faveur du changement dans ce pays ? En tout état de cause, ce n’est pas le MRC ni tout autre parti politique qui a contribué à bâtir ma notoriété.
Seule la combinaison de la volonté divine, de mon courage quasiment inexistant dans mon milieu universitaire et de ma perspicacité d’esprit fonde ma valeur au sein de l’opinion.
Je m’exprimerai en temps opportun, quand je le jugerai utile, et non en fonction des humeurs des objecteurs de conscience des réseaux sociaux.
Mon soutien au collègue Maurice Kamto, au meeting de Paris et devant le Conseil constitutionnel, ainsi que mon engagement public en faveur du candidat Issa Tchiroma, n’ont pas été faits sous ton incitation.
J’exige de ta part le respect de ma carrière politique mise au service de notre pays et de mon droit de garder momentanément le silence.





